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Salade de papaye verte

9 Août

Je me suis absentée quelques temps, en quête de nouveaux horizons et de nouvelles recettes du monde. Car la cuisine est un voyage aux escales infinies, aux saveurs innombrables,  dont on ne fera jamais le tour. Une envie d’Asie? Un beau morceau de galanga, quelques feuilles de lime kaffir, et un torrent de lait de coco vous transporte des confins du Triangle d’Or aux rives mythiques du grand Mékong. La cuisine est un mélange d’odeurs et de souvenirs, de découvertes et de surprises, un concentré de cultures et de traditions, du coin de la rue et du bout du monde, et c’est pour ça que c’est si bon…

Aujourd’hui, point de curry, juste du frais, du léger, du croquant et un décollage immédiat pour la Thaïlande, le Laos, le Cambodge, ou le Vietnam, à vous de décider…

La recette: (pour 2 à 3 personnes)

– 1 papaye verte (à ne pas confondre avec la papaye sucrée. La papaye verte ressemble davantage à un gros concombre, vous la trouverez dans les épiceries asiatiques)

– 2 carottes

-3 càs de nuoc mam

-3 càs de jus de citron vert

-3 càs de sucre en poudre

-1 à 2 gousses d’ail selon la taille

-1 piment oiseau

– 1 grosse poignée de cacahuètes pilées

-de la coriandre fraîche (facultatif)

 

Dans un bol, rassemblez le nuoc mam, le jus de citron vert et le sucre.

Quand le sucre est dissout, ajoutez dans la sauce, l’ail haché finement et le piment émincé, après en avoir retiré les graines.

Epluchez la papaye verte et les carottes, et coupez-les avec une râpe à julienne.

Assaisonnez avec la sauce, mélangez bien, et réservez au frais 30 minutes au moins.

Au moment de servir, ajoutez un peu de coriandre fraîche si vous aimez ça, et quelques cacahuètes concassées,dans un sac congélation par exemple, c’est très pratique… Pour les plus gourmands, on peut rajouter quelques crevettes roses.

Voilà une salade croquante, très légère pour un allez-retour express en Asie du sud-est. Bon voyage et bon appétit.

Carrot Cake

11 Mar

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– Des légumes dans le gâteau, beurk…

– Ben quoi, 5 fruits et légumes par jour qu’ils disent! Mais si tu préfères, je peux faire des carottes bouillies?!

– …

– Je peux goûter le gâteau aux carottes?

– Ça me ferait très plaisir! Alors?

– C’est bon!!! Je peux en reprendre?!

– Of course, honey pie…

Le plus difficile en cuisine, c’est souvent de faire bouger les lignes, de parvenir à faire goûter un produit inconnu, faire découvrir des saveurs nouvelles, des associations improbables… Alors pour nous un Carrot Cake, ça n’a rien d’un O.V.N.I culinaire mais pour nos chérubins (de plus en plus difficiles ou c’est moi?), autant dire que c’est au mieux un A.S.N.I (Aliment Suspect Non Identifié), au pire une expérience dangereuse qui devrait faire l’objet d’une entente préalable, voire d’une prime de risque… Mais au final, les carottes dans le gâteau ç’est quand même plus sympa que les carottes Vichy…

– Tu pourras en faire un pour mon anniversaire?

Et voilà comment on les fait marcher à la carotte… (Là, je fanfaronne, mais ça marche pas à tous les coups!)

La recette: 

Ici, le Carrot Cake est volontairement servi sans glaçage, ce qui serait un sacrilège pour nos amis anglo-saxons, mais moi zaime pas le glaçage (oups…). Et comme il n’existe pas UN mais DES Carrot Cakes,voici ma version:

  • 350 g de carottes râpées
  • 200 g de farine
  • 100 g de noisettes entières réduites en poudre
  • 4 oeufs
  • 200 g de sucre
  • 1 sachet de levure chimique
  • 50 g d’huile de noisette
  • 1 càc de cannelle moulue (de Ceylan)
  • 1 càc de gingembre moulu
  • le zeste et le jus d’une orange non traitée

Préchauffez le four à 180 °C.

Prélevez le zeste de l’orange et pressez-la. Arrosez les carottes avec le jus d’orange, ajoutez le zeste et mélangez.

Blanchissez les oeufs et le sucre. Mélangez la farine, la levure et les épices et incorporez l’ensemble au mélange oeuf-sucre.

Ajoutez l’huile de noisette et mélangez bien. Puis ajoutez les carottes,  les noisettes en poudre et mélangez bien.

Beurrez un moule ( ici 22 x 22 cm), versez et enfournez pour 45 minutes.

La pointe du couteau ressort sèche, c’est prêt.

 

 

Baci di dama au Gianduja

12 Déc

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Après les pâtes fraîches que je vous ai proposées il y a quelques jours, j’ai eu envie de rester en Italie mais avec une petite recette sucrée cette fois. Comme j’avais déjà publié un tiramisu aux fruits de la passion et une panna cotta au lait d’amande, il me fallait innover un peu. Ce qui a décidé mon choix en réalité, c’est que mon homme a rapporté de Turin de délicieux chocolats et de la pâte à tartiner Gianduja, spécialité de la région du Piémont. Composée exclusivement de noisettes du Piémont, de sucre, et de chocolat, cette pâte à tartiner n’a pas fait un pli et je me suis mis en tête de la réaliser à la maison.

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Je ne saurais que vous conseiller de la tartiner généreusement sur vos tartines grillées du matin ou votre brioche préférée…(Elle remplacera à merveille le Nutella, d’autant plus qu’elle ne contient aucune matière grasse ajoutée!)  Ou de laisser libre-cours à votre imagination pour l’intégrer dans une création personnelle! Pour ma part, j’ai choisi de l’utiliser pour garnir ces gourmands « baisers de dame »- baci di dama- dont le nom, à lui seul, laisse rêveur (serait-ce une référence au bonheur que procurent ces merveilleux biscuits???)! Ces petites coques bien croquantes à l’amande ou à la noisette (incapable de choisir, j’ai donc mis les 2…) et garnies de chocolat sont aussi une spécialité du Piémont, ce qui tombe à pic, non?

Avant de vous lancer, assurez-vous que votre robot n’est pas un vieillard clafi d’arthrite car il risque de rendre l’âme lors de la réalisation du Gianduja. Ménagez-le, accordez-lui quelques pauses, parce qu’il va être mis à rude épreuve!

La recette:

Le Gianduja:

  • 150 g de noisettes décortiquées
  • 150 g de sucre glace
  • 125 g de chocolat au lait + 25 g de chocolat noir

Préchauffez le four à 150°C. Mettez les noisettes sur une plaque, et faites-les torréfier dans le four pendant 30 minutes.

Frottez-les les unes contre les autres dans un torchon pour les débarrasser de leur peau.

Mixez-les ensuite avec le sucre glace dans le bol du robot. Cette étape peut prendre un peu de temps car le robot peine un peu, mais vous devez obtenir une pâte lisse et homogène, proche d’une pâte à tartiner. Les noisettes finissent par rendre leur « huile » ce qui va permettre d’obtenir une consistance un peu plus épaisse qu’une pâte à tartiner (à la maison, tout y est passé: le robot, le  mixer, le blender…). N’hésitez pas à procéder en 2 étapes, en divisant la pâte en deux, votre robot-mixer-blender vous en sera reconnaissant…

Faites fondre le chocolat au bain-marie, et ajoutez-le à la pâte de noisettes. Vous pouvez passer l’ensemble au tamis fin pour une pâte encore plus lisse.

Si vous choisissez de la déguster comme une pâte à tartiner, conservez -la à température ambiante et consommer-là rapidement (c’est assez facile, ça!).

Les baci di dama:

Pour 15 pièces environ, soit 30 biscuits:

  • 100 g de farine
  • 50 g de poudre d’amandes
  • 50 g de poudre de noisettes
  • 100 g de sucre
  • 100 g de beurre mou en parcelles

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Rassemblez tous les ingrédients secs dans un saladier et mélangez. Puis ajoutez le beurre et malaxez à la main, jusqu’à obtenir une pâte homogène. Fraisez un peu la pâte avec la paume de la main, pour bien incorporer le beurre.

Formez une boule, enrobez-la de film alimentaire, et réservez au frais pendant 1 heure.

Préchauffez le four à 160°C. Prélevez des petits morceaux de pâte de poids égal (12 g pour moi) et façonnez des petites boules bien rondes entre vos mains. Déposez-les sur une plaque recouverte de papier sulfurisé en les espaçant bien, et faites cuire pendant 20 minutes. Laissez refroidir les coques sur une grille.

Il ne reste plus qu’à garnir la moitié des biscuits de Gianguja et à les recouvrir d’un second biscuit.

Vous pouvez les accompagner d’un bon « caffè ristretto », et vous serez presque en Italie!

Saumon Yakitori

12 Oct

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Voilà une petite recette toute simple, prête en 2 coups de cuillère à pot, et délicieusement fondante. Un beau pavé de saumon, joliment laqué, et le goût incomparable du yakitori! Avec très peu d’ingrédients, et seulement quelques minutes de préparation, vous allez vous régaler avec ce grand classique de la cuisine japonaise.

La recette:

Pour 2 personnes:

  • 2 pavés de saumon
  • 4 càs de sauce soja
  • 2 càs de mirin
  • 1 càs de saké
  • 1 càs de sucre blond
  • quelques graines de sésame blond

Rassemblez la sauce soja, le mirin, le saké et le sucre dans une casserole et faites chauffer à feu doux pour dissoudre le sucre.

Dans une poêle anti-adhésive, faites cuire les pavés de saumon côté peau, sans ajout de matière grasse, à l’unilatérale (d’un seul coté).

Cuire pendant une quinzaine de minutes, à feu moyen. Arrosez les pavés d’une cuillère à soupe de sauce yakitori toutes les 5 minutes.

Lorsque le saumon est presque cuit, retournez-le côté chair, et cuire encore 2 à 3 minutes, pas plus pour avoir une chair bien fondante.

Parsemez de quelques graines de sésame blanc et servez avec du riz.

Cheesecake comme à New-York

2 Sep

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Aux Etats-Unis, on trouve des cheesecakes de toutes les couleurs, des toppings de folie, des garnitures en tout genre qui attisent forcément l’appétit et la curiosité. Allez jeter un coup d’oeil sur le site de Cheesecake Factory si vous ne connaissez pas, c’est une mine d’idées et une débauche de gourmandise.

Et pourtant, c’est celui-ci qui a toutes mes faveurs, parce qu’il est brut et parfumé juste comme il faut.

Le cheesecake new-yorkais se fait traditionnellement avec des Graham Crackers. A défaut d’en trouver par chez moi, j’utilise le plus souvent des Digestive au goût légèrement salé, qui réhausse  les saveurs du gâteau.

Après le cheesecake vanille-tonka, voici la recette du cheesecake new-yorkais. Nature, avec ce petit arôme citron, je peux vous avouer sans honte que c’est mon péché mignon.

La recette:

  • 600 g de Philadelphia
  • 100 g de mascarpone
  • 150 g de sucre
  • 3 oeufs
  • le zeste d’un citron bio
  • 200 g de biscuits Digestive, ou de Speculoos ou un mélange des 2
  • 50 g de beurre

Si vous avez un robot, c’est parfait pour cette recette. Sinon, fouettez soigneusement la préparation pour obtenir une crème bien lisse et onctueuse.

Faites fondre le beurre et réduisez les biscuits en une poudre fine. Ajoutez-y le beurre fondu et mélangez. Beurrez un moule à charnière ou à manqué, et tapissez-le avec les biscuits en tassant bien avec le dos d’une cuillère. Mettez le moule au frais.

Préchauffez le four à 170°C.

Prélevez le zeste du citron. Au robot, blanchissez les oeufs avec le sucre. Ajoutez le Philadelphia et le mascarpone, puis le zeste de citron. Laissez tournez le robot pendant 2-3 minutes, jusqu’à ce que la préparation soit parfaitement lisse.

Versez la préparation sur les biscuits, et lissez soigneusement.

Enfournez pour 30 minutes, puis baissez le four à 150°C et poursuivez la cuisson 30 minutes de plus. Eteignez le four et laisser refroidir le cheesecake à l’intérieur.

Réservez au frais jusqu’au lendemain.

NB: vous pouvez ajustez la température du four en surveillant régulièrement. Le cheesecake ne doit pas se fendiller et le dessus doit être à peine coloré.

Zâalouk d’aubergines et poivrons (Maroc)

8 Août

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Voilà toutes les saveurs de l’été concentrées dans une compotée d’aubergines et de poivrons, très fraîche et gorgée de soleil. Chaude ou tiède, elle est délicieuse, mais c’est froide qu’elle révèle vraiment toutes ses saveurs. C’est un petit voyage de l’autre côté de la méditerranée, et la cuisine marocaine ravit, comme toujours, nos papilles.

Vous pouvez diviser les quantités par 2, mais je préfère en faire un peu plus et en congeler au besoin.

La recette:

  • 4 aubergines
  • 4 tomates
  • 2 poivrons rouges
  • 1 piment rouge
  • 4 gousses d’ail
  • 1 oignon frais
  • 2 càc de cumin moulu
  • quelques brins de persil plat
  • quelques brins de coriandre fraîche
  • un morceau de sucre
  • sel et poivre du moulin

Préchauffez le four à 210°C. Piquez les aubergines avec une fourchette et mettez-les sur la plaque du four avec les poivrons entiers. Enfournez et retirez les aubergines au bout de 30 minutes environ. Ajoutez le piment aux poivrons et poursuivre la cuisson 15 minutes sur la fonction grill.

Pendant ce temps, coupez les aubergines en deux, et récupérez la chair avec une cuillère. Sortez les poivrons et enfermez-les dans un sac plastique pendant 10 minutes.

Faites bouillir une grande casserole d’eau. Entailler les tomates en croix et plongez-les dans l’eau bouillante pendant quelques minutes. Puis retirez la peau et les pépins et coupez la chair en dés.

Pelez et égrainez les poivrons et le piment, et coupez-les en dés.

Hachez finement l’oignon et l’ail. Faites les suer avec un peu d’huile d’olive. Ajoutez le cumin, remuez et ajoutez le reste des ingrédients. Ajoutez le sucre, salez et poivrez et laissez comporter à feu doux une petite demie heure. Laissez refroidir, rectifiez l’assaisonnement et ajoutez les herbes ciselées.

Dégustez bien frais sur du pain grillé (et aillé, c’est encore meilleur) ou en accompagnement d’une grillade. C’est un vrai régal, frais et bien parfumé.

Bánh Gan (Flan vietnamien au lait de coco)

14 Juin

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Si j’étais un personnage célèbre, je serais Christophe Colomb

Si j’étais un pays, je serais le Vietnam.

Si j’étais une épice, je serais la badiane

Si j’étais une passion, je serais le voyage

Si j’étais un fruit, je serais la noix de coco

Si j’étais un dessert, je serais le Bánh Gan

Vous connaissez cette sensation où vos papilles sont comme neuves lorsqu’elles rencontrent une saveur inconnue, une texture nouvelle? Toutes leurs références s’ébranlent, elles sont un peu perdues, et cherchent des points de repère. La première bouchée vous surprend un peu, puis les goûts se diffusent. La seconde bouchée analyse un peu plus, et la troisième bouchée décide: j’aime ou je n’aime pas. J’adore cette expérience où je pars à la conquête de nouveaux horizons gustatifs! Et ce qui m’exalte encore davantage, c’est de penser que le voyage ne fait que commencer, et que les escales futures sont infinies. Larguons les amarres!

La recette:

  • 5 oeufs
  • 250 g de sucre de palme ou 180 de sucre roux
  • 400 ml de lait de coco
  • 1 tasse à expresso de café
  • 1 tasse à expresso d’eau
  • 1 càs de cacao en poudre
  • 2 étoiles de badiane
  • 1/2 càc de bicarbonate de soude
  • 1 càs de farine de riz

Mettez le sucre de palme à fondre au micro-ondes dans un peu d’eau, ou directement dans le lait de coco si vous optez pour le sucre roux.

Rassemblez le lait de coco, le sucre et la badiane, et faites chauffer à feu doux sans faire bouillir. Arrêter le feu, couvrez et laissez infuser le temps de faire le reste.

Préchauffez le four à 200°C. Quand il est chaud, mettez votre moule à chauffez 10 minutes dans le four. Préparez un récipient plus grand avec de l’eau pour la cuisson au bain-marie.

Battez les oeufs en omelette avec le bicarbonate. Faites dissoudre le cacao dans la tasse d’eau. Ajoutez  la tasse de café et la tasse de cacao dans les oeufs battus. Mélangez et incorporez la farine de riz, et mélangez au fouet.

Passez l’ensemble au tamis et versez dans le lait de coco.

Sortez le moule chaud du four, enduisez-le d’huile neutre avec du papier absorbant (sans vous brûler). Versez immédiatement la préparation dans le moule. Cette opération va permettre d’obtenir des alvéoles dans de flan.

Déposez le moule dans le bain-marie, baissez le four à 160°C et enfournez pour 1 heure, et laissez refroidir dans le four éteint pendant 30 à 45 minutes.

Une fois refroidi, mettez le flan au réfrigérateur.

J’avoue que j’avais des doutes en réalisant cette recette. Le mélange de café, cacao, badiane, lait de coco, et la couleur pas très ragoûtante de la préparation m’effrayaient un peu. Mais en fait, j’ai vraiment apprécié ce flan. Le mode de cuisson fait qu’on obtient une double texture: le bas a vraiment la texture du flan, et le haut, plus compact, a un goût de coco plus prononcé. Quant à la badiane, elle apporte une saveur toute particulière qui s’équilibre bien avec le café et le cacao.

Conclusion: encore une belle découverte, comme je les aime!

Pour la petite histoire, Bánh Gan signifie littéralement gâteau foie, à cause de son aspect et de sa couleur…

Tajine d’agneau aux fruits secs

10 Juin

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Il y a quelques jours de cela, je demandais sur ma page Facebook de quoi vous aviez envie: de  l’agneau de printemps, du voyage, des épices, du miel,des fruits secs, du sucré-salé…Voilà ce qu’il en est ressorti! Autant dire que ce tajine a sonné comme une évidence. Tous les ingrédients étaient réunis pour mijoter ce petit régal parfumé à souhait, et délicieusement fondant. Alors, ce petit plat-là, il est pour vous, mes gourmands!

La recette:

  • 1 kg d’épaule d’agneau coupée en morceaux
  • 2 oignons
  • 1 càc de coriandre en poudre
  • 1 càc de gingembre en poudre
  • 1 càc de cumin en poudre
  • 1 càc de ras el hanout
  • 50 cl de thé
  • 2 càs de miel
  • 1 bâton de cannelle
  • 250 g d’abricots secs
  • 10 pruneaux
  • 2 poignées d’amandes
  • sel et poivre du moulin

Préparez 50 cl de thé. Mettez les fruits secs, le miel, et le bâton de cannelle à infuser dans le thé.

Pendant ce temps, ciselez les oignons. Faites chauffez un peu d’huile dans une cocotte, et faites dorer les morceaux de viande. Salez, poivrez et débarrassez la viande.

Mettez les oignons à suer la cocotte, ajoutez la coriandre, le gingembre, le cumin et le ras el hanout. Remuez et laissez fondre les oignons et les épices pendant quelques minutes en remuant.

Rajoutez la viande, ajoutez le bâton de cannelle, disposez les fruits secs sur la viande, et versez le thé dans la cocotte.

Couvrez et laissez cuire à feu doux 1 heure environ.

(Vous pouvez aussi opter pour une cuisson au four, dans un plat à tajine, après avoir fait revenir la viande et les épices, et cuire à 160°C pendant 1h30).

En fin de cuisson, retirez la viande et les fruits secs et faites réduire la sauce si elle vous semble trop liquide.

Falafels

5 Juin

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Les falafels sont très répandus au Proche et au Moyen-Orient, où j’ai eu la chance de grandir. Alors ces petites croquettes de pois chiches, croustillantes et parfumées, m’évoquent 1000 et un souvenirs, l’occasion d’un flash-back un brin nostalgique, et la promesse d’un savoureux retour dans le passé. L’odeur entêtante de l’encens, les allées sinueuses des souks, la lumière aveuglante des marchés à l’or, le désert rougi par les tempêtes de sable… et de grands cornets de papier remplis de délicieux falafels! Voilà à quoi ressemblent mes madeleines de Proust…

La plupart d’entre vous les connaissent sans doute, on en mange d’excellents notamment dans le quartier du Marais à Paris… Et pour ceux qui ne les connaissent pas, c’est l’occasion d’un beau voyage gustatif, d’un dépaysement total et d’un régal garanti. Alors, chiche?

 La recette:

Pour une vingtaine de falafels:

  • 300 g de pois chiches secs
  • 1 oignon
  • 2-3 gousses d’ail
  • 2 càc de cumin
  • 1/2 càc de bicarbonate de soude
  • 1/2 càc de piment en poudre (facultatif)
  • 1 petit bouquet de persil plat
  • 1 petit bouquet de coriandre fraîche
  • 1 càs de farine de pois chiche
  • sel et poivre du moulin
  • huile de friture

La veille, faites tremper les pois chiches dans un grand volume d’eau froide, idéalement pendant 24 heures.

Le lendemain, égouttez et séchez soigneusement les pois chiches dans un torchon.

Mettez les pois chiches bien secs dans le bol du robot et ajoutez tous les autres ingrédients, et mixez jusqu’à ce que vous obteniez un hachis assez fin . La préparation doit être assez consistante pour pouvoir former des boules.

Faites chauffer l’huile de friture et laissez les falafels à l’air libre pendant ce temps. En s’asséchant légèrement, ils auront une meilleure tenue à la cuisson.

Faites frire les falafels jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés.

Laissez égouttez sur du papier absorbant, et déguster rapidement soit tels quels avec une petite sauce au yaourt assaisonnée de sel, poivre, un peu de cumin et quelques feuille de coriandre et de menthe et 2 càc de tahin (purée de sésame). Ou en sandwich, dans du pain pita avec des dés de tomates et de concombre, des oignons, de la salade émincée et de la même sauce au yaourt.

Amok Trei (Cambodge)

28 Mai

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Aéroport Paris-Charles De Gaule. Le panneau d’affichage déroule ses lettre magiques, l’une après l’autre, comme autant d’incitations au voyage… Le monde s’offre à vous, là, à portée de regard, et vous vous voyez déjà prendre le premier vol au départ. La voix surgit: « Les passagers à destinations de Phnom Penh sont priés de se présenter porte 6 pour un embarquement immédiat. » Le Mékong, les rizières, Angkor, le lac Tonlé Sap… Les images se bousculent dans votre esprit, vous vous imaginez déambuler dans la chaleur moite de la ville, au rythme des tuk-tuk.

Le voyage, c’est du rêve, et rêver c’est voyager un peu! Le départ n’est pas pour aujourd’hui, mais le temps d’un instant, vous y étiez, bienheureux et avide de découvertes. Le Cambodge saura vous attendre! Pour le moment, le voyage est en cuisine. L’amok trei, ce poisson au lait de coco et à la citronnelle, cuit à la vapeur dans une feuille de bananier, est déjà la promesse du dépaysement et de l’exotisme. En attendant le décollage…

Merci à Frédé, pour cette belle source d’inspiration…

La recette:

Pour 2 personnes

  • 3 gousses d’ail
  • 50 g de citronnelle
  • 25 g de galanga
  • 2 échalotes
  • 2 petits piments rouges
  • 1 càc de curcuma
  • 3 feuilles de lime kaffir
  • un peu de zeste de combava
  • 1 càc de glutamate
  • 2 càc de sucre
  • 2 càc de sauce poisson
  • quelques feuilles d’épinards frais
  • 2 oeufs
  • 1 cébette
  • 20 cl de lait de coco
  • 250 g de poisson à chair ferme
  • des feuilles de bananier

Rassemblez dans un petit mixer, l’ail, la citronnelle débarrassée de ses parties dures, le galanga épluché, les échalotes, les piments, le curcuma, le zeste de combava et les feuilles de lime kaffir. Mixez le plus finement possible, puis ajoutez le glutamate, le sucre et la sauce poisson et mixez à nouveau.

Versez le tout dans un saladier, ajoutez la cébette émincée, les oeufs battus en omelette, le lait de coco et mélangez.

Coupez le poisson en cubes, et l’ajoutez au mélange d’épices, remuez délicatement et laissez marinez une heure au frais.

Pendant ce temps, préparez les paniers en feuilles de bananier:

  • Rincez et séchez les feuilles de bananier.
  • Retournez un saladier de 20 cm de diamètre sur une feuille de bananier. Avec un couteau bien aiguisé, découpez un cercle tout autour du saladier, et renouvelez l’opération. Il faudra 2 cercles de feuille de bananier par panier, soit 4 cercles pour 2 personnes.
  • Superposez 2 feuilles, en faisant en sorte que les veinures de la 1ère feuille soit perpendiculaire aux veinures de la 2ème feuille.
  • Repliez les bords à 4 ou 5 endroits et maintenir le panier avec des cure-dents ou des agrafes pour plus de solidité.

Déposez quelques feuilles d’épinards au fond des paniers, puis répartissez le poisson et sa marinade.

Faites cuire 20 minutes à la vapeur, et servez avec un riz blanc.

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